MADAGASCAR (2002)
Madagascar
est situé dans l'océan Indien, à 9 000 km de Paris. Les côtes
africaines se situent à 400 km à l'ouest, les Comores et l'île de
Mayotte au nord-ouest, l'île Maurice et le département français de l'île
de la Réunion à l'est.
- Capitale : Antananarivo ou Tananarive. 1 million d'habitants ; près de 2 millions
pour le grand Tananarive.
- Population : 20
millions d'habitants. Séparée du continent africain, il y a 200
millions d’années, Madagascar cultive sa différence. Dix-huit
ethnies venues d’Afrique et d’Indonésie composent une mosaïque de
croyances et de cultures entièrement tournées vers les ancêtres.
Depuis
une dizaine d'années, de nombreux efforts sont entrepris pour
promouvoir les nouvelles industries et les secteurs porteurs tels que le
tourisme et les services. Les événements survenus après les élections
début 2002 ont encore freiné son développement.
Le
secteur primaire, essentiellement agricole (productions tropicales de
café, vanille, cacao, girofle, poivre et cultures vivrières) emploie
85 % de la population active et contribue au PIB à hauteur de 30%.
Madagascar dispose de conditions climatiques favorables et d’une
superficie arable disponible pour les cultures à grande échelle.
Madagascar a l'ambition de dynamiser son agriculture afin de parvenir à
l'auto suffisance alimentaire. La richesse de la gamme des produits
agricoles et la variété des catégories de plantes peuvent aussi
constituer autant de possibilités de diversification des exportations.

Avec
la réhabilitation de ses abattoirs, Madagascar bénéficie d'un quota
d'exportation de viande noble bovine vers l'union européenne.
Les
produits de la pêche, plus particulièrement les crevettes, occupent la
deuxième place en matière de recettes d'exportation. Il existe une
production d'algues marines ainsi que des unités d'aquaculture.
Madagascar recèle plusieurs variétés de substances minérales,
près de 10 % des recettes d'exportations proviennent des exploitations
minières. Les réserves sont encore importantes.
Les activités liées aux transports, aux communications, à la santé contribuent également au dynamisme du secteur tertiaire. La modernisation du système de télécommunications est actuellement en cours de réalisation. Le secteur secondaire est relativement modeste industrie agro-alimentaire, l'industrie du bois et celle du textile. La culture de la vanille est en pleine progression le prix ayant été multipliés par 5 en deux ans. La montée en puissance de la zone franche permet toutefois de développer peu à peu la production de produits industriels dans la grande île. Pour un développement significatif du pays, des travaux de grande ampleur doivent être réalisés, tout particulièrement la construction et réhabilitation des routes, la distribution d'eau potable et de l'électricité.

Jusqu'au 16ème siècle Madagascar a été l'objet de vagues
d'immigrations successives : marins d 'Indonésie et du Sud-est
Asiatique et dès le 11ème siècle, d'esclaves d'Afrique
orientale. La noix de coco, le tarot, la canne à sucre et surtout
la culture du riz irrigué sont d'origine asiatique et dominent
l'agriculture de régions entières. Il ne faut pas non plus oublier
l'apport de nouvelles techniques comme la pirogue à balancier. L'élevage
bovin, d'origine africaine, est plus important en terme de statut social
que pour l'alimentation. La culture du millet, diverses techniques
artisanales et une forme très développée du culte des ancêtres sont
également apportés par les africains. Longtemps, ils vécurent en
petites principautés séparées et participèrent au commerce de l'océan
Indien par l'intermédiaire des Comores, comme en témoignent des
poteries du 10ème millénaire trouvées dans le Sud.
Le commerce arabo-persan (shirazi) toucha les côtes vers la même époque
et les Malgaches exportèrent vers l'Afrique orientale de la vaisselle
en chloritoschiste (pierre tendre) produite dans la région de Vohémar
(Nord). De petites communautés de marchands musulmans s'établirent également
sur les côtes. L'île condense tout ce que l'océan Indien a inventé,
qu'il s'agisse des techniques, des structures sociales et des systèmes
religieux.
En 1500, Diogo Dias, navigateur portugais en route vers les Indes, fut
le premier Européen à approcher les côtes de Madagascar. Les
portugais furent donc les premiers européens qui accostèrent en 1506,
ni eux ni les hollandais ne réussissent à l'occuper. Au cours du 17eme siècle, les Européens qui avaient ouvert en Inde des comptoirs à épices
tentèrent de s'établir sur les côtes malgaches. Quelques comptoirs
portugais furent fondés sur le littoral nord-ouest, concurrençant le
commerce arabe. Les Français s'installèrent à la pointe méridionale
de l'île en 1642 où ils créèrent le port de Fort Dauphin. Louis XIV,
afin de prendre de vitesse les Anglais, proclama la souveraineté française
sur le territoire malgache, baptisé île Dauphine. La résistance armée
des populations locales contraignit cependant les Français à évacuer
Fort Dauphin pour l'île Bourbon (actuelle Réunion) en 1674. Au 18eme siècle, alors que pirates anglais et français utilisaient l'île comme
base pour leurs expéditions dans l'océan Indien, une nouvelle
tentative de colonisation fut menée. Quelques comptoirs commerciaux
s'implantèrent sur la côte est. Depuis le 17eme siècle,
les communautés s'étaient structurées en entités politiques. Sur le
plateau central, les Merinas avaient formé un royaume puissant.
Sur la côte ouest, les Sakalav, qui avaient acquis la maîtrise de la métallurgie
du fer, avaient entrepris d'unifier sous leur domination les communautés
d'éleveurs de zébus. La puissance sakalava fut cependant minée
par les querelles de succession et buta sur l'opposition des Merinas des
Hautes Terres, auxquels les Sakalav durent finalement se soumettre.
Seule subsista une principauté qui allait résister par la suite à la
colonisation française. L'unificateur du royaume merina, et de
Madagascar, fut Andrianampoinimerina, Il soumit les Betsileos et les
Sihanakas des Hautes Terres et organisa son royaume en fokolona, unités
sociopolitiques constituées à partir des structures traditionnelles.
Son fils et successeur, Radama Ier, céda aux sollicitations
des Britanniques, installés sur l'île Maurice et inquiets de voir la
France prendre pied sur Madagascar. Des officiers britanniques entraînèrent
les troupes merinas, les missionnaires britanniques fondèrent des écoles
et introduisirent le protestantisme. Doté d'armes modernes et fort de
l'appui anglais, Radama poursuivit l'unification entreprise par son père.
À sa mort, une forte réaction contre la culture européenne commença
à naître; elle serait désormais une constante dans la politique du
pays.
Son
épouse Ranavalona Ier lui succéda en 1828. Elle mit
fin à la politique de réformes menées par Radama Ier, les
missionnaires furent persécutés et les traités avec le Royaume-Uni dénoncés.
Les Français en profitèrent pour revenir dans l'île : le palais de la
reine, le Rova de Manjakamiadana, à Antananarivo, fut bâti à
l'initiative du négociant Jean Laborde. La rivalité franco-britannique
gagna en intensité en 1856, date du retour des Britanniques sur l'île.
Les Français, accusés de complot contre la reine, furent expulsés
ainsi que les autres étrangers. Leur absence fut brève; Radama II,
monté sur le trône en 1862, fut assassiné l'année suivante pour
avoir encouragé leur implantation. Le pouvoir échut alors au Premier
ministre Rainilarivony qui épousa les trois reines successives du pays
: Rasoherina, Ranavalona II et Ranavalona III. Il réorganisa le pays
mais ne put résister à la pression de la France qui s'était fait
attribuer Madagascar au congrès de Berlin en 1885. Elle avait donné en
contrepartie toute liberté sur Zanzibar à la Grande-Bretagne. L'unité
du pays fut achevée contre la France. Pourtant, en 1895, une expédition
militaire française lancée contre Antananarivo vint à bout de la résistance
de la reine Ranavalona III, qui se soumit avant de s'exiler deux ans
plus tard à la Réunion puis à Alger. La monarchie et la féodalité
furent abolies, l'esclavage interdit. Un système de corvées s'y
substitua, qui fut à son tour supprimé en 1901 pour être remplacé
par l'impôt.
En
1896, Madagascar était intégrée à l'empire colonial français. La résistance
anticoloniale se poursuivit, conduite par une société secrète, la Vy,
Vato, Sakelika (fer, pierre, ramification), qui fut démantelée en 1916
mais demeura une référence dans la conscience nationale. Les Hautes
Terres, favorisées par la douceur du climat, devinrent une colonie de
peuplement tandis que Diégo Suarez, dans le Nord, devint la plus
importante base navale française de la région, protégeant la route de
l'Indochine. En mai 1942, deux ans après la débâcle française face
à l'armée allemande, les Britanniques, craignant que le Japon ne
s'emparât de Madagascar - alors aux mains du gouvernement de Vichy -
envoya dans l'île un corps expéditionnaire. En 1943, ils remirent le
contrôle de l'île au gouvernement de la France libre.
La
période d'après-guerre fut marquée par la reprise de l'agitation
nationaliste. En 1946, Madagascar obtint le statut de territoire français
d'outre-mer et fut dotée d'une assemblée provinciale élue, aux
pouvoirs limités. En mars 1947, les nationalistes organisèrent un soulèvement
armé dans la région orientale. La rébellion ne fut réduite qu'au
mois d'août, dans le sang. Le gouvernement colonial multiplia dès lors
les efforts pour améliorer l'économie, développant le réseau routier
et exploitant plus méthodiquement les gisements de charbon. Toutes les
tentatives de réformes politiques se brisèrent en revanche sur les intérêts
coloniaux.
Durant
les années 1950, l'autonomie de l'île fut renforcée. En 1958, la
Constitution de la 5eme République française fut
approuvée par 78 % de l'électorat malgache et Madagascar devint une république
semi autonome dans le cadre de la Communauté française. Philibert
Tsiranana, chef du Parti social démocrate, en devint le président. Le
pays accéda à l'indépendance le 26 juin 1960 tout en conservant des
relations privilégiées avec la France. En septembre, il fut admis au
sein de l'Organisation des Nations unies. Il intégra ensuite
l'Organisation de l'unité africaine.
Un
régime instable et difficile à mettre en place
La fin de la décennie fut marquée par de graves difficultés économiques qui relancèrent la contestation ; le gouvernement réagit par des arrestations et décréta à plusieurs reprises l'état d'urgence, prétextant des complots (1977, 1980, 1982). Réélu sans opposition en novembre 1982 et en mars 1989, Ratsiraka prévint une nouvelle tentative de coup d'État en mai 1990. L'année suivante, après une série de grèves générales et de manifestations massives dans les rues de la capitale, violemment réprimées par les forces de l'ordre, le président malgache amorça une démocratisation du régime. La démocratisation demeure fragile, comme en témoigne le retour à un régime présidentiel fort, entériné par un référendum en septembre 1995. La tâche des nouvelles autorités civiles est rendue plus difficile par la situation économique, laquelle a nourri le conflit entre le président Zafy, son Premier ministre et les institutions de Bretton Woods (Banque mondiale et Fonds monétaire international). La popularité des dirigeants malgaches a été entamée par des affaires financières, liées au "financement parallèle " de la dette. En 1996, la destruction, par un incendie, du palais de la reine à Antananarivo - symbole national - tout comme les élections de 2002 ont relancé l'agitation politique.
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L’île, morceau de
l’ancien continent Gondwana, est occupée dans sa partie centrale par
une pénéplaine latéritique élevée (800 à 1 200 m), jalonnée au
Nord et au centre de massifs volcaniques portant les points culminants
du pays: Tsaratanana, 2 886 m, Ankaratra, 2 638 m. Ces régions
jouissent d’un climat tropical tempéré par l’altitude. Les hautes
terres centrales retombent brutalement à l’Est sur une étroite
plaine côtière au climat tropical d’alizés, très humide, et
s’inclinent, à l’ouest, vers une plaine sédimentaire plus sèche
(forêt claire, savane et brousse). La population, issue d’apports
africains, malais et arabes, compte 18 ethnies; elle est inégalement répartie,
le centre et la côte Est étant les régions les plus peuplées, alors
que le Nord , l’Ouest et le Sud sont presque vides. Les trois quarts
des Malgaches sont encore des ruraux et la croissance démographique est
rapide en dépit d’une mortalité encore forte.
Avec
ses 590 000 Km² et ses 5 000 km de littoral, Madagascar est l'une des
plus grandes îles du monde après Bornéo et l'Australie.
La côte orientale fait face à l'archipel des Mascareignes quasiment
rectiligne de Tolanarao à Toamasina qui en est le chef lieu. Marécages
et lagunes se succèdent. Ces dernières ont été reliées sur 400 km
pour donner naissance au canal des Pangalanes de Toamasina (Tamatave) à
Manakara.
L'Est est aussi le domaine de la forêt tropicale humide où certaines régions
semblent être encore aujourd'hui vierges et inexplorées. Dans les
zones de savanes ont peut voir un grand nombre d'arbres du voyageur (Ravinala),
qui entrent dans la fabrication de nombreuses maisons traditionnelles.
A partir d'Antsirabé vers le sud, c'est le domaine de la culture du riz
qui se pratique en terrasse comme en Asie. Le sud est la région la plus
désertique de la grande île mais sa végétation vous surprendra.
C'est le pays des Baobabs et des cactus.
La ville principale est Toliara ou "Tuléar".
C'est aussi le pays des tombeaux Mahafaly.
L'Ouest avec ses grandes étendues de savanes et de plaines, est le pays de la chasse et des troupeaux de zébus. La côte y est plus découpée et borde le canal du Mozambique. Mahajanga ou "Majunga" en est la ville principale.
Le
Nord est tout à fait remarquable avec : la magnifique baie d'Antsiranana
(Diégo Suarez), la montagne d'Ambre sa végétation luxuriante, ses
lacs et ses cascades sont classés Parc National.
Le Mont Tsaratanana, point culminant de la grande île (2 876 m), est
recouvert d'une forêt étonnante par sa végétation (lichen recouvrant
les arbres, fougères arborescentes...).
Enfin, quelques îles et îlots entourent la grande terre. Les
principales sont : Nosy Be au nord ouest, lieu de prédilection des
touristes aimant la mer (plongée sous marine, pêche au gros).
Dans les environs de Nosy Be
se trouvent Nosy Komba (très sympathique) Nosy Tanykely (réserve
sous-marine) et a 80 Km au nord les îles
Mitsios. Nosy Boraha, île
Sainte Marie, sur la côte est au nord de Tamatave sont aussi des lieux
touristiques privilégiés.
Climat
On
distingue officiellement deux saisons climatiques : la saison sèche
(incluant l'hiver austral), d'avril à octobre, et la saison des pluies,
de novembre à mars. La saison idéale pour tout voir partout en même
temps est la période qui va de septembre à octobre environ.
- Les Hautes Terres (région
de Tananarive) :la
saison sèche dure d'avril à octobre, avec une période d'hiver austral
de juin à août. Les pluies sont fortes mais courtes, de mi-novembre à
mars seulement.
- La côte ouest : c'est la côte la plus sèche et la plus ensoleillée de
Madagascar.
- La côte est : il y pleut toute l’année, surtout de décembre à mars, saison
des pluies officielle. Les mois de septembre, octobre et novembre, sont
les plus secs.
- La saison cyclonique :officiellement de mi-décembre à mi-avril.
À éviter si possible. Dans le meilleur des cas, il pleut beaucoup, même
si cela ne veut pas dire partout ni tout le temps...

Comme
Madagascar connaît presque tous les climats, imaginez la variété de
la flore dont 90 % d'endémisme, encore plus que la faune !
- La forêt tropicale de la côte
est : par portions de Fort-Dauphin à Masoala. 85 % de la forêt
tropicale aurait disparue et une forêt secondaire est en partie
apparue, produisant notamment le roi des arbres malgaches, le ravinala, ou« arbre du voyageur » et les palmier de toutes sortes (raphia, palmier trièdre…). On trouve aussi le palmier trièdre et
bambous, bananiers, fougères arborescentes…Les bois précieux aussi, malheureusement surexploités, font aussi la célébrité de la
forêt : le palissandre, l'ébène, le bois de rose et l'acajou...
- La végétation aride de
l'Ouest et du Sud : il y a plusieurs types de végétation
aride, la forêt sèche et la savane, dans l'Ouest, et le bush ou fourré
épineux du Sud. Il existe sept variétés de baobabs qui font
littéralement autorité dans les paysages de l'Ouest, près de
Morondava. A ne pas confondre avec les pachypodium, ou « pieds
d'éléphant » qui prennent la forme d’arbres-bouteilles ou restent
nains comme dans le massif d’Isalo. Dans le Grand Sud, le bush, ou fourré
épineux, est un milieu unique qui ne reçoit que 500 mm d'eau par
an. C’est un paysage de plantes épineuses, comme les didiéréacées, apparentées aux cactus, les euphorbes ou les figuiers
de Barbarie, qui offrent un fruit rafraîchissant au voyageur. On
trouve aussi l'aloès, la pervenche de Madagascar et
enfin, le sisal, agave d'origine mexicaine.
- Érosion sur les Hautes
Terres : le retrait de la forêt d'origine a profité
essentiellement au mimosa, au pin et à l'eucalyptus. Mais l'érosion a fait le reste et a provoqué de
gigantesques effondrements du sol. C’est le règne des lavaka et de la montagne pelée.
- Végétation sur les côtes
: on trouve quantité de mangroves, de pandanus (ou vacoas), de viha ou « oreilles d'éléphant », de jacinthe
d'eau, de népenthès...
- Orchidées, fleurs et
essences : il y a plus de 1 000 espèces d'orchidées à
Madagascar, soit plus que sur tout le continent africain ! La plus
odorante de toutes est la vanille, sur la côte du même nom.
L'essence des fleurs d'ylang-ylang exploitée à Nosy Be est
achetée par les plus grands parfumeurs français. Et puis, en saison
humide, jacarandas mauves et frangipaniers aux fleurs
blanches illuminent Tananarive et les Hautes Terres. Le flamboyant, lui,
met le feu aux avenues de Tamatave et de Tuléar. Enfin, le bougainvillier fleurit à longueur d'année.
FAUNE
Les caméléons sont les autres princes de l'endémisme
malgache. Avec une soixantaine d'espèces, soit plus de la moitié des
espèces du globe, il en existe de toutes les formes, de toutes les
tailles et de toutes les couleurs.
Chez les reptiles, il faut signaler les vénérables tortues radiées (ou radiata), et la tortue la plus rare
du globe, l'angonoka ou tortue
à soc, avec son éperon de combat sous la tête. Les crocodiles (ou voay) sont représentés par une unique espèce, celle du
Nil ; mais largement chassé, le croco se fait de plus en plus discret.
Du côté des serpents, ils sont
tous inoffensifs, même le fameux do, une sorte de « petit »
boa
Du côté des petits mammifères, les tenrecs, insectivores très primitifs ressemblant à nos hérissons, le fosa est une sorte de petit puma qui est surtout visible la nuit,
et enfin les rats sauteurs géants.
Plein d'insectes et de papillons dans une gamme infinie de tailles, de formes et de couleurs.
Enfin, du côté des oiseaux, Madagascar compte les couas, très répandus (huppé,
coureur...), les vangas, les rarissimes mésites et gobe-mouches du paradis, ou le commun fody.
Quelques bébêtes dangereuses et sournoises comme les scorpions et les mygales,
et quelques scolopendres.
Habitants des mers
La
seule grande prudence qui s'impose à Madagascar concerne les méduses et surtout les différentes espèces de requins, sur la côte est de l'île particulièrement. Ils sont suffisamment
dangereux pour dissuader de se baigner ! La côte ouest bénéficie
heureusement de récifs coralliens par-ci, par-là, qui forment des
lagons protecteurs et riches de poissons,
crustacés et tortues de mer en quantité impressionnante !
N'oublions pas les centaines de baleines
à bosse qui, remontant du sud, viennent frayer au large de
la côte est entre juillet et octobre et se fixent dans le chenal de l'île
Sainte-Marie. Enfin, le cœlacanthe, le plus vieux poisson du monde, fraye encore dans les eaux malgaches. Agé
de 360 millions d'années, il reste un mystère pour la science.
Lémuriens

On
appelle parfois Madagascar « la Lémurie », car la « grande île »
abrite 90% des lémuriens existant dans le monde. Pour les différencier,
le plus simple est de séparer les lémuriens en deux groupes : les
diurnes et les nocturnes, à quelques exceptions près. Les diurnes sont
composés des lemur proprement dits, appelés maki en
malgache, et du groupe des propithèques et indri, issus d'une même
famille génétique. Quant aux nocturnes, ils se composent de
cheirogales, d'hapalémur et de lepilemur, le aye-aye formant un genre
encore à part.
Arboricoles, c'est-à-dire vivant dans les arbres, ils sont omnivores
mais le plus souvent végétariens. Ils se nourrissent de feuilles, de
fleurs, d'écorce ou de fruits, parfois d'insectes et de larves, et
vivent en solitaire ou en bande. Leurs cris sont souvent caractéristiques.
Religions,
croyances et rituels
– Culte des ancêtres : les ancêtres sont les médiateurs
entre les hommes et le monde surnaturel. On les invoque dans toutes les
occasions rituelles, sacrifices, circoncisions…, pour qu'ils protègent
leurs descendants. Les sources, les arbres, les rochers sont des lieux
de culte : on imagine qu'ils sont habités par des forces surnaturelles
qu'on essaie de se concilier par des offrandes. Mais il y a aussi de
nombreux êtres surnaturels, gnomes, nains, plus ou moins maléfiques,
et des anges gardiens, qui veillent particulièrement sur les enfants.
– Christianisme : les croyances traditionnelles cohabitent
aujourd'hui avec les grandes religions européennes, le protestantisme
et le catholicisme. L'influence de ces églises et de leurs
missionnaires est très grande.
– L'islam à Madagascar : la présence de l'islam à
Madagascar est principalement liée aux migrations sur la côte est. Les
populations antemoro, antambahoaka et antanosy se réfèrent toutes à
un premier ancêtre, Raminia, venu de La Mecque. On sait aujourd'hui
qu'il ne s'agissait pas d'Arabes, mais plutôt d'Indonésiens islamisés.
Il y a peu de contacts avec le monde musulman. Aujourd'hui l’Islam
malgache est rudimentaire et teinté de rites autochtones.
– Les fady : les fady (interdits) occupent une place très
importante dans la vie des Malgaches. Ils peuvent concerner l'individu,
la famille, le clan ou même l'ethnie tout entière. Ainsi les Antemoro
sont fady de cochon, et d'une espèce d'anguille. Les interdits
individuels sont révélés par le mpanandro, astrologue devin, à la
naissance de l'enfant. Contrevenir à ces interdits, c'est évidemment
s'exposer à une punition.
Le famadihana : la cérémonie du « retournement des morts » consiste en réalité
à « déplacer un corps d'un endroit à un autre ». Tout commence par
un songe : une femme voit en rêve l'ancêtre au bord de son lit, se
plaignant d'avoir froid dans son tombeau, d'être délaissé par ses
descendants. Les chefs de famille vont alors consulter le mpanandro, le
devin-astrologue, qui fixe le jour du famadihana. La fête
s'accompagne d'un repas pris en commun où l'on partage le riz, la
viande du zébu sacrifié et le rhum local. Le lendemain, on ouvre les
tombeaux. Les membres de la famille sortent les cadavres, les prennent
sur leurs genoux, leur parlent, leur demandent conseils et protection.
On pleure, on rit, on crie, dans un moment d'effervescence
extraordinaire. On change les lamba des morts, comme on lange des
enfants, avec des gestes de douceur et de tendresse et on tient dans les
bras ces déjà-morts comme des nouveau-nés. À la fin de la journée,
on replace enfin les morts dans leur tombeau...
– Le tromba : le tromba est un rituel de possession. Le possédé
est toujours incarné par un roi défunt qui parle par sa bouche et
conseille les vivants. Par leur bouche, les ancêtres donnaient leur
aval, en quelque sorte, pour toute décision, notamment politique ou
militaire. Les manifestations du tromba sont toujours plus importantes
en période de crise.
– Les ody et les sampy : les ody sont des amulettes destinées
à écarter les maladies, à apporter la prospérité, à assurer des récoltes
abondantes et à garantir la fécondité des femmes. Lorsque ces charmes
sont utilisés au service de groupes sociaux, ce sont alors des sampy.
– Le tanguin : Tous les royaumes ont pratiqué l'ordalie,
que l'on désigne sous le nom de tanguin, qui est en réalité le poison
que l'on utilise lors de ce « jugement de dieu ». On administre à
l'accusé un poison, le tanguin. S'il en réchappe, c'est qu'il est
innocent. S'il meurt, on a la preuve de sa culpabilité.
– La place du zébu : le zébu est un animal omniprésent
dans la société malgache. Il symbolise toujours la richesse et
l'opulence. Mais il est plus que cela : il accompagne l'homme dans tous
les moments importants de sa vie, et le sacrifice d'un « longues cornes
» est essentiel à tous les rituels.
– Devins et astrologues : les devins jouent un rôle très
important dans la vie des Malgaches, qui est conditionnée par le caractère
faste ou néfaste du moment où l'on entreprend une action. Le mpanandro,
l’astrologue est consulté en toute occasion. Le mpisikidy est un spécialiste
de la géomancie, technique de divination à partir de figures tracées
sur le sable. L'ombiasa a des pouvoirs plus étendus : c'est le gardien
des connaissances rituelles et religieuses.
– La circoncision "LA FAMORANA : la circoncision se
pratique dans toutes les ethnies. C'est un rite de passage qui permet au
garçon de devenir véritablement masculin et de prendre sa place dans
la société des hommes.
Les
fêtes sont nombreuses mais rarement à date fixe.
- Alahamady Be : c'est le Nouvel An malgache, fêté les trois premiers jours du
premier mois lunaire, autour du mois de mars. Grandes cérémonies
traditionnelles avec séances de purifications, sacrifices de zébus,
offrandes, danses et chants, et grands repas en commun.
- Famadihana : surnommée « retournement des morts », c'est la cérémonie
malgache la plus connue et la plus impressionnante. Elle se déroule de
juin à septembre. Y assister est un privilège.
- Famorana : cérémonies de circoncision qui ont lieu durant tout l'hiver
austral dans tout le pays.
- Fitampoha : ou « bain des reliques royales ». Cette fête sacrée a lieu
tous les 5 ans en hiver austral, à Belo-sur-Tsiribihina, dans l'Ouest.
C'est une fête durant laquelle on lave les reliques des rois du Menabe
pour renforcer la royauté Sakalava et les liens entre le roi actuel et
ses sujets. Elle dure une semaine.
- Santa Bary : c'est la fête du riz ! Elle a lieu sur la côte est vers
avril-mai, pour la première récolte de riz. On remercie les ancêtres
pour les récoltes et on leur offre les premiers épis.
- Tsanga Tsainy : c'est la fête la plus importante de l'ethnie des Antakàrana, qui a
lieu tous les 5 ans dans le massif de l'Ankàrana. Cette cérémonie a
pour but de renforcer l'unité du peuple et de la monarchie antakàrana.
Elle consiste en l'érection d'un mât royal précédé d'un pèlerinage
aux îles Mitsio.
LANGUE:
La
langue officielle est le Malgache, d'origine malayo-indonesienne, métissée,
dans laquelle vous pouvez entendre des bribes d'africain,d'arabe de français
ou d'anglais.
Quelques expressions pour "vazaha" (les blancs)
(FRANCAIS - MALGACHE)
| BONJOUR | MANAO AHOANA |
J'
AI FAIM
|
NOANA
AHO
|
J'AI
SOIF
|
MANGETAHETA
AHO
|
JE
SUIS FATIGUE
|
VIZAKO
AHO
|
OU
SE TROUVE ..?
|
AIZA ...?
|
ROUTE
|
LALANA
|
VILLAGE
|
VOHITRA
|
RIVIERE
|
ONY
|
COMBIEN ...?
|
OHATRINONA
|
PARTEZ
!
|
MANDEHANA
|
MERCI
|
MISAOTRA
|
AU
REVOIR
|
VELOMA
|