| HISTOIRE | FAUNE | ZANZIBAR |
République
de Tanzanie, superficie de 945 090 km² pour une population de 31 500 000
habitants, les langues officielles : Swahili, Anglais, parlées
: Sukuma, Gogo, Haya, Nyamwezi, Makondé, Chagga. Religions : Christianisme (44
%), Islam (30%), Animisme (26 %)
Sa
capitale Dodoma depuis 1990 a remplacé Dar es Salaam qui reste la plus grande
agglomération de la Tanzanie.
les principales villes : Dar es
Salaam, Zanzibar, Mwanza, Tanga, Mbeya, Tabora, Arusha
Pays limitrophes : Congo Démocratique, Burundi, Rwanda, Ouganda, Kenya,
Zambie, Mozambique, Malawi. Le point culminant : Kilimanjaro 5 895 mètres.
![]()
Géographie
La
Tanzanie est le plus vaste pays de l'Afrique de l'Est. La majeure partie du pays
est formée par des hauts plateaux dont l'altitude oscille autour de 1 500 m.
-
Les montagnes : deux sommets, le mont Kilimandjaro (5 895 m) et le mont Méru (4
566 m) s'élancent au nord.
- Les steppes et les savanes : 64 % du pays.
- Les forêts : la Tanzanie n'est pas un pays où l'on vient pour admirer la forêt
primaire tropicale. On trouve quand même quelques forêts intéressantes comme
la forêt humide (ou pluviale) de montagne qui couvre les pentes du mont Méru,
du Kilimandjaro, et les versants du cratère du Ngorongoro.
La
Tanzanie possède grosso modo deux zones climatiques bien distinctes : l'intérieur,
avec les hauts plateaux (plus de 1 500 m d'altitude) subissant un climat
tropical tempéré, et la côte, plate, au climat équatorial humide. Plus vous
montez, plus la température décroît. Plus vous descendez vers l'océan Indien
et plus il fait chaud.
-
La saison sèche : de mai à octobre. Puis les mois les plus chauds vont de décembre
à février.
- La saison des pluies : la “ grande saison des pluies ” s'étend de début
mars à début mai mais l'essentiel des pluies est concentré environ sur deux
mois (mars avril). Les soirées peuvent être fraîches, voire froides.
La
“ petite saison des pluies ” dure de début novembre à la mi-décembre.
La haute saison s'étale de décembre à février, et de juillet à septembre.
Pour
les parcs, les meilleures périodes
-
Tarangire : de mi-juillet à mi-février.
- Lac Manyara : il change souvent d'aspect selon la période. On y trouve
beaucoup d'oiseaux entre juin et octobre.
- Ngorongoro : c'est après la grande saison des pluies que la flore est la plus
belle.
- Serengeti : de manière générale, on y trouve un peu moins d'animaux pendant
la saison des pluies, sauf au sud, où justement s'effectuent des migrations de
grands troupeaux d'herbivores.
Pour
l'ascension du Kilimandjaro, la saison sèche est la plus recommandée.

Malgré
les mesures de protection renforcées, il resterait à peine une cinquantaine de
rhinocéros en Tanzanie. C’est l’animal le plus menacé par les braconniers
et il reste très recherché pour les soi-disant vertus aphrodisiaques de sa
corne.
l'allure où les choses vont, selon certains experts, le rhino d'Afrique
pourrait connaître la même fin que le dinosaure ou le tyrannosaure.
Le
massacre des
elephants par les braconniers
continue. Le commerce de l'ivoire repart même de plus belle dans certains pays
d'Afrique australe, désireux d'exporter leurs produits en échange de devises
fortes. En
juin 1997, la Convention sur le commerce international des espèces menacées a
permis à trois pays (Namibie, Zimbabwe et Botswana) d'autoriser à nouveau le
commerce de l'ivoire (commerce autorisé mais quand même réglementé) !
De
nombreux parcs, dont le N'gnorongoro cratère de 20 km de diamètre et 700 mètres
de profondeur abrite plus de 30 000 animaux. Plus au sud la réserve de Mikumi.
Au nord à la frontière du Kenya le Sérengeti.
Chacune
des deux régions qui composent la Tanzanie possède sa propre histoire.
Zanzibar
- VIIIème siècle après J.-C. : Des Arabes venus d'Oman (rejoints
au VIIIème siècle par des Persans de la région de Chiraz) établissent
des comptoirs à Zanzibar, à partir desquels ils commercent avec le continent
qu'ils nomment la terre des Zinj ("Noir" en arabe), ou Azanie.
Zanzibar et Kilwa deviennent progressivement des sultanats arabes indépendants,
peuplés par des Arabes et des Africains. Après une brève domination
portugaise, Zanzibar et Pemba sont assujetties par le sultan d'Oman.
- 1832 : Le sultan Sayyid Saïd transfère sa résidence à Zanzibar, d'où il
étend sa zone d'influence commerciale. Il développe notamment la production de
girofle et d'huile de palme, et pratique de manière intensive la traite des
Noirs avec le continent.
- 1890 : Ses successeurs ne peuvent empêcher la Grande-Bretagne d'établir sa
domination sur l’île. Le sultan n'est pas destitué, mais les décisions
politiques et économiques émanent pour l'essentiel de la Couronne britannique.
- Dès les années 1930 : Des affrontements ont lieu entre Indiens et Arabes
d'une part, Africains d'autre part, ces derniers étant cependant divisés. Le
sultan Khalifa Ben Harub use de son influence pour faire accepter la loi
britannique.
- 1960 : A la mort du sultan, la décolonisation du continent africain est déjà
engagée.
- 9 décembre 1963 : L'île de Zanzibar, agitée par des troubles politiques,
obtient l'indépendance. Quelques semaines plus tard, un violent soulèvement de
la population africaine issue des anciens esclaves éclate, le sultan est
renversé et les Arabes pourchassés. Le parti afro-shizari, proche de Nyerere
et dirigé par Cheikh Abeid Amani Karume, prend le pouvoir.
Tanganyika
La partie continentale de l'actuelle Tanzanie abrite des ossements des premiers
hominidés, comme ceux de l'australopithèque (Australopithecus boisei) qui ont
été mis au jour, en 1964, dans les gorges d'Olduvai par Mary Leakey et son
mari, Louis Leakey.
- IIème millénaire avant J.-C. : La côte est fréquentée, le nord
du pays, à partir du lac Victoria, voit arriver les premiers agriculteurs
bantou à l'aube de notre ère. Au nord-est s'établissent les peuples de
langues nilotiques, des pasteurs.
- XVIIIème et XIXème siècles : La traite des Noirs,
contrôlée par Zanzibar, est pratiquée massivement.
- 1890 : Le traité d'Héligoland entre la Grande-Bretagne et l'Allemagne
reconnaît la domination britannique sur Zanzibar et les droits de l'Allemagne
sur la partie continentale du pays.
- 1902 et 1903 : Après avoir brisé avec une implacable brutalité la résistance
africaine - révolte des Maji-Maji, près de 120 000 morts au total, puis une révolte
générale en 1907, les colons de la Compagnie allemande de l'Afrique de l'Est
colonisent les territoires qu'ils dominaient, instituent le travail forcé et développent
les plantations de café et de thé dans le Nord, de coton dans le Sud.
- Lors de la Première Guerre mondiale : L'Afrique Orientale allemande devient
le théâtre d'opérations militaires : l'Allemagne parvient dans un premier
temps à résister aux troupes britanniques, supérieures en nombre, mais doit
capituler en 1918.
- 1920 : L'Afrique Orientale allemande devient territoire britannique sous
mandat de la Société des Nations (SDN), et prend le nom de Tanganyika. Les
gouverneurs britanniques appliquent une politique de colonisation minimale, sur
le principe appliqué également à Zanzibar du self-government, facilitant
ainsi ultérieurement la transition vers l'indépendance.
- 1947 : Le Tanganyika est placé sous la tutelle directe de l'Organisation des
Nations unies (ONU).
- 1954 : Création de la TANU, dirigée par Julius Nyerere qui devient
l'interlocuteur privilégié de l'ONU.
- Décembre 1961 : Lorsque le Tanganyika obtient l'indépendance, Nyerere prend
la tête du gouvernement avant de devenir, l'année suivante, président de la république
du Tanganyika.
La
Tanzanie unie
- 1964 : Nyerere, après avoir échappé à un coup d'État, engage des
pourparlers avec le cheikh Karume, Premier ministre de Zanzibar, qui aboutissent
à la création de la Tanzanie en avril. L'accord entre les deux parties est
motivé par des intérêts mutuels : Zanzibar bénéficie de l'aide du continent
et Nyerere peut contenir la révolution légalement. Ce dernier devient président
de l'union, Karume étant promu au poste de vice-président. Cependant, l'intégration
s'avère difficile et les disparités entre les deux régions ne peuvent être
effacées. Le système politique est ainsi moins libéral à Zanzibar qu'au
Tanganyika où, malgré l'institutionnalisation du régime de parti unique, en
1965, des candidats non affiliés à la TANU peuvent se présenter aux élections.
De même, tandis qu'à Zanzibar la justice est rendue sans possibilité de défense
par des tribunaux populaires, le système judiciaire du Tanganyika continue de
fonctionner selon les pratiques héritées des Britanniques.
Le socialisme Tanzanien - Début des années 1960 : La Tanzanie est un pays
pauvre, disposant de peu de ressources exportables, d'une industrie à l'état
embryonnaire et dont l'agriculture est fondée sur les cultures vivrières.
- Février 1967 : Nyerere, dans un discours prononcé à Arusha, pose les
principes fondateurs d'une nouvelle politique économique, visant notamment à
atteindre l'autosuffisance alimentaire et jetant les bases d'un socialisme à la
tanzanienne : "un gouvernement honnête, l'égalité entre les riches et
les pauvres, l'indépendance économique".
Tandis que, du point de vue politique, Nyerere tente d'unifier le pays en dépassant
les clivages ethniques (utilisation du swahili notamment), l'État exerce
progressivement son contrôle sur tous les secteurs de la vie économique. Les
banques et les sociétés privées sont nationalisées et des coopératives d'État
sont créées afin de subvenir aux besoins de la population. La propriété
agricole est exploitée selon un système communautaire, et les agriculteurs,
jusque-là dispersés, sont regroupés au sein de villages appelés ujamaa
(solidarité).
Ces réformes sont toutefois entravées par une conjoncture économique
internationale défavorable, une mauvaise gestion publique marquée par une
corruption généralisée, ainsi que par la résistance des habitants et des
gouvernements locaux.
Politique
extérieure
- Entre 1970 et 1980 : tandis que le Kenya, qui a choisi l'économie libérale,
s'éloigne de la Tanzanie, le pays joue un rôle important par son appui aux
mouvements africains de libération. Les nationalistes du Mozambique y trouvent
refuge pour organiser leur guérilla contre les Portugais.
- 1979 : A la suite d'un incident de frontière, les troupes tanzaniennes
entrent en Ouganda, contribuent au renversement du régime d'Idi Amin Dada et
maintiennent leur présence dans le pays jusqu'en 1981. Le président Nyerere
est en outre l'un des représentants africains les plus actifs dans les négociations
visant à mettre fin à la domination blanche sur la Rhodésie (devenue le
Zimbabwe). Tout en conservant de bonnes relations avec l'Ouest, la Tanzanie reçoit
une aide substantielle en provenance de la Chine qui l'aide, ainsi que la
Zambie, à construire le Tanzam, un train permettant d'évacuer le minerai de
cuivre zambien par le port de Dar es-Salaam.
- A partir de 1983 : La crise économique rend nécessaire la libéralisation de
l'économie tanzanienne.
L'après-Nyerere
- 1980 : Nyerere est réélu en pour son dernier mandat présidentiel.
- Novembre 1985 : Ali Hassan Mwinyi, musulman, originaire de Zanzibar, succède
à Nyerere, qui se maintient toutefois à la tête du parti unique jusqu'en août
1990.
- 1990 : Mwinyi, réélu, accélère le programme de réformes pour le passage
à une économie de marché et au multipartisme.
- 29 octobre 1995 : L'élection présidentielle est remportée avec une majorité
de 61,8 % des suffrages par le candidat du CCM, Benjamin Mkapa, chrétien
originaire de la partie continentale. Même si le multipartisme est à présent
devenu une réalité, des doutes subsistent quant à la validité de ce scrutin,
si l'on s'en tient aux accusations de fraude électorale lancées contre le
parti au pouvoir. A l'occasion de la campagne électorale, les clivages entre
chrétiens du continent et musulmans de Zanzibar s'accentuent, une partie des
habitants de l'île ayant manifesté clairement sa volonté de faire sécession.
Zanzibar demeure un fief de l'opposition, malgré la réélection de Salmin
Amour, le candidat du CCM.
En matière de politique extérieure, la Tanzanie s'efforce de maintenir son
influence dans la région des Grands Lacs, politique symbolisée par
l'installation à Arusha en mars 1996 du Tribunal pénal international chargé
de juger les responsables du génocide commis au Rwanda en 1994.
Zanzibar,
île corallienne qui fut une ville du marché aux esclaves, aujourd'hui c'est l'île
aux épices 85 Km de long et 25 de large soit 1660 Km² pour une altitude de 120
mètres. De nombreuses plantations cocotiers, palmiers, clous de girofle, noix
de muscade, turmeric, poivre. La ville conserve son ambiance
traditionnelle: des ruelles étroites se faufilent entre les hautes maisons
blanches. On remarque les portes sculptées et décorées de motifs symboliques
(lotus, poissons). De superbes plages de sable blanc avec lagon bleu turquoise
et palétuviers.
Zanzibar,
protectorat britannique en 1890 puis indépendante en 1964, possède son propre
gouvernement sous tutelle de la république de Tanzanie. Sa production d'épices,
associée à une fiscalité attrayante fait de son port la porte d'entrée des
importations de l'Afrique de l'Est. Depuis l'année 2000 la Tanzanie a instauré
une modification des taxes douanières, de ce fait le port de Zanzibar est déserté
au profit de Dar-es-Salaam, privant ainsi sa population de travail.
Les
Assyriens, les Sumériens, les Égyptiens, le Phéniciens, les Indiens, les
Chinois, les Persans, les Portugais, les Arabes d'Oman, les Néerlandais et les
anglais ont tous étés ici en même temps. Certains, en particulier les Perses
et les Arabes d'Oman, sont restés pour régner. Avec cette influence,
Zanzibar est devenue principalement islamique (97%) - le 3% restant se composant
de chrétiens, et d’indous. Les premiers visiteurs vers Zanzibar étaient des
commerçants arabes qui arrivèrent au 8ème siècle. Le bâtiment qui
reste sur Zanzibar est la mosquée qui date de 1107, est une attraction
des touristes actuelle.
Pendant
des siècles les Arabes ont navigué avec les vents de mousson pratiquant
principalement le commerce de l'ivoire, des esclaves et des épices. Les
deux îles principales, Zanzibar et Pemba, étaient une base idéale pour
les Arabes d'Oman, étant relativement petites, et donc assez facile à défendre.
En 1832, Sultan Seyyid a déplacé son sultanat à Zanzibar où lui et ses
descendants ont régnés pendant plus de 130 années. La majeure partie de la
richesse était dans les mains de la communauté arabe, qui étaient les
principaux propriétaires fonciers.
Les
mariages répandus entre Shirazis et Africains ont provoqué une communauté
côtière avec les dispositifs distinctifs, et une langue a dérivé en partie
de l'arabe, qui est devenu notoire comme Swahili. Le Swahili nommé vient du
sawahil arabe de mot qui signifie la 'côte '. Les descendants de Zanzibar de ce
groupe n'ont pas été considérablement impliqués dans les commerces lucratifs
d'esclave, d'épice et d'ivoire. Au lieu de cela, ils se sont immergés
principalement dans l'agriculture et la pêche. Les Anglais impliqués
dans les activités marchandes en Afrique de l'Est, ont supprimé le
commerce d'esclave centré à Zanzibar.