Le Nicaragua situé au sud de l’ Honduras et au nord du Costa Rica a une superficie de 139 682 km² pour une population estimée à 4,5 millions d'habitants. La capitale du pays est Managua.
Les
hautes terres nicaraguayennes, d'une altitude moyenne de 600 mètres, couvrent
l'intérieur du pays du nord-ouest au sud-est. Plusieurs chaînes montagneuses découpent
le territoire des hautes terres d'est en ouest, la plus élevée étant la
Cordillère Isabelia, qui dépasse 2 000 mètres.
À l'ouest se trouve une grande dépression, qui abrite le lac Nicaragua, le
plus grand d'Amérique centrale est le lac de Managua, tous deux reliés par la
rivière Tipitapa. Entre les lacs et la côte pacifique s'élève une chaîne de
volcans qui fait de cette région une zone à hauts risques sismiques. Le
Nicaragua est le plus grand pays d'Amérique Centrale, et il est connu comme le
pays des lacs et des volcans. Il est ainsi défini en raison des nombreux
volcans que l'on y trouve, autour desquels ont été créés des très beaux
parcs naturels (comme le Volcan Masaya ou le Mombacho ) et des aménagements
touristiques, ainsi que d'immenses lacs, dont le principal est le Cocibolca qui
s'étend sur 3000 km².

A l'est, la plaine côtière qui donne sur la mer des Caraïbes, connue sous le nom de côte des Mosquitos s'étend à l'intérieur des terres sur 72 km et est partiellement couverte par la forêt tropicale. Les quatre principaux fleuves, le río San Juan, le río Coco, le río Grande et le río Escondido se jettent dans la mer des Caraïbes.
L'agriculture
est la base de l'économie du pays. Le secteur agricole du Nicaragua emploie
environ un tiers de la population active. Les principales cultures commerciales
sont le café, le coton et les bananes. Parmi les autres cultures, on trouve la
canne à sucre, le maïs, le sorgho, le riz, les haricots et les oranges. Le
Nicaragua est l'un des principaux pays éleveurs de bovins d'Amérique centrale.
Le Nicaragua produit du bois, qui est débité puis acheminé par les principaux
fleuves qui se jettent dans la mer des Caraïbes. Les principales pêches
commerciales sont la crevette et l'écrevisse.

Le Nicaragua fut peuplé à la fois par les Mayas et les Nahuas qui
occupèrent la dépression centrale et par les Miskitos (ou Mosquitos), les
Ramas et les Sumus qui s'installèrent sur la côte de la mer des Caraïbes.
Les premiers colons espagnols conduits par Gil Gonzáles Dávila pénétrèrent
au Nicaragua vers 1520 et le pays fut rattaché à la capitainerie générale du
Guatemala. La domination espagnole resta néanmoins limitée à la côte
pacifique.
Pendant les sept décennies qui
suivirent l'indépendance, les gouvernements libéraux et conservateurs alternèrent
au pouvoir non sans rivalités. En 1855, William Walker, un aventurier américain
à qui les libéraux avaient demandé un soutien, envahit le pays à la tête
d'une armée de mercenaires et s'autoproclama président. Il fut évincé en
1857.
Les libéraux reprirent le pouvoir en 1893 mais, en 1909, un coup d'État
soutenu par les États-Unis redonna le pouvoir aux conservateurs. À partir de
1912, le Nicaragua tomba sous la dépendance des États-Unis qui y stationnèrent
des troupes. Leur retrait en 1933 laissa le pays à la merci du général
Anastasio Somoza García appuyé par la garde nationale.
En 1934, Augusto César Sandino, chef des guérilleros qui avaient combattu la
présence américaine, fut assassiné. Somoza s'autoproclama président en 1936
et imposa au pays sa dictature jusqu'à son assassinat en 1956. Ses fils lui
succédèrent jusqu’en 1969, année où il fut renversé. Le détournement des
fonds de soutien envoyés à la suite du tremblement de terre qui détruisit
Managua et provoqua la mort d'au moins 5000 personnes en 1972 nourrit un fort
sentiment d'hostilité à l'égard du clan Somoza et contribua à la montée du
Front sandiniste de libération nationale, nommé ainsi en hommage à César
Sandino.
Après l'assassinat en 1978 du directeur du principal journal d'opposition,
Pedro Joaquín Chamorro, des émeutes éclatèrent. Les sandinistes prirent
d'assaut le palais national à Managua et une guerre civile s'ensuivit. En
juillet 1979, après plusieurs mois de combats qui auraient provoqué la mort de
50 000 personnes, Anastasio Somoza fut contraint de quitter le pays.
À la faveur des négociations engagées sous l'égide du président costaricain
Óscar Arias Sanchez en 1987 entre sandinistes et contras, le gouvernement
sandiniste, dirigé depuis 1985 par Daniel Ortega, consentit à organiser des élections
libres en 1990 en contrepartie du désarmement des contras.
Ortega fut battu par Violeta Barrios de Chamorro, veuve du directeur du journal
assassiné en 1978, candidate soutenue par une coalition conservatrice, l'Union
nationale de l'opposition .Cependant, malgré l'élection démocratique de
Violeta Chamorro, les rivalités entre des bandes armées constituées d'anciens
sandinistes et d'anciens contras ont contribué à maintenir un climat d'insécurité.
De plus, la situation économique est restée très précaire.
En octobre 1996, le représentant de la droite libérale, Arnoldo Aleman, fut élu
à la présidence de la République contre Daniel Ortega.
Ce
n'est pas encore une destination du tourisme de masse, mais le Nicaragua offre
à ses visiteurs des paysages naturels superbes noyés dans le vert de la forêt
tropicale qui méritent vraiment d'être explorés.